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Anatomie simplifiée du Rachis Lombo-sacré

Les patients ont souvent le plaisir de lire le compte rendu du radiologue, seulement des difficultés apparaissent pour la compréhension de certains termes anatomiques. Entrons dans les détails.

La colonne lombo-sacrée est composée de cinq vertèbres lombaires (appelé L1, L2, L3, L4 et L5) et de 5 segments sacrés (S1, S2, etc...) qui sont fusionnés en un seul os. La partie avant de la vertèbre est appelée le corps vertébral. Il a une forme cylindrique de 3cm d'épaisseur et de 4cm de diamètre environ. Entre deux vertèbres il existe un disque intervertébrale qui sert de support et d'amortisseur. Les structures postérieures osseuses (pédicules, lames et l'apophyse épineuse), permettent l'articulation entre les vertèbres et forment ensemble le corps du canal lombaire qui contient les structures nerveuses importantes. Dans le canal lombaire on trouve au niveau externe les méninges et à l'intérieur du liquide céphalo-rachidien dans lequel flottent les racines nerveuses.

Les racines nerveuses ont pour origines le cône médullaire (en regard de la douzième vertèbre dorsale) et tombe d'une manière similaire à une "queue de cheval" dans le canal lombaire. Et ensuite, par paires, elles sortent de chaque coté dans les foramens pour suivre le trajet des structures anatomiques qu'elles innervent (bassin, dos, cuisses, jambes jusqu'aux orteils).

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Qu'est-ce qu'une pondération T1 et T2 en IRM?

En lisant le compte rendu de l'IRM, vous pouvez trouver une description technique de l'examen dans lequel sont mentionnés les séquences effectuées. Bien sûr, ces termes sont peu compréhensibles, mais en pratique le concept qu'ils expriment est relativement simple et abordable pour tout le monde. Lors de l'acquisition des images, des séquences d'impulsions sont effectuées afin de créer une stimulation particulière des tissus générant un signal de retour qui sera lu et interprété à partir de l'équipement RM. Les opérateurs peuvent définir différents cycles mais également l'intensité des signaux, et donc à certaines valeurs vous obtiendrez des images pondérées en T1 ou T2.

Sur les séquences pondérées en T1 les liquides sont en hyposignal (c'est à dire quasiment noir ), tandis que la graisse semble assez "blanc". Sur les séquences pondérées T2 c'est l'inverse et les liquides sont en hypersignal ( blanc), tandis que la graisse est gris clair. Il y a d'autres petites différences que le radiologue analysera en combinant les deux images, reconnaissant ainsi les différents types de tissus. Dès que vous avez vos images IRM vous pourrez regarder et cela vous semblera plus compréhensible.

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Claustrophobie en Résonance Magnétique

Le mot Claustrophobie est un dérivé du latin "claustrum" et du grec "phobia". Il peut être défini comme la peur des espaces fermés, comme les ascenseurs, les pièces restreintes, les espaces clos, les lieux où il est difficile de trouver une sortie tel que le cinéma, le métro, le bus, le train et beaucoup d'autres. En réalité, le problème reste la plupart du temps lié au fait que la personne se sent prise au piège dans un lieux clos plutôt que le fait de se trouver dans un espace limité. Comme dans de nombreux types de phobies, le sentiment de danger est essentiellement irrationnel et, bien qu'il n'y ait aucune menace pour sa sécurité, la personne concernée se trouve dans un état d'agitation excessive avec une hypersensibilité à tout stimulus externe: les signes les plus fréquents sont l'essoufflement, l'anxiété, la transpiration, l'augmentation du rythme cardiaque, les pleurs et les crises de panique. Plusieurs de ces symptômes peuvent être ressentis avant même l’évènement déclenchant si le sujet est conscient psychologiquement d'avoir à subir un état de stress. La difficulté respiratoire étant toujours l'un des symptômes les plus communs et importants.

Dans les faits, regardons ce qui se passe pour le cas particulier d'un examen par IRM, un examen connu comme étant problématique pour les patients claustrophobes De nombreux aspects peuvent contribuer à l'apparition d'un épisode de stress, mais malheureusement, le facteur le plus important est la mauvaise information de nombreux patients qui, ne connaissant pas l'examen, reçoivent des informations de leur proches assez éloignées de la réalité.L'information erronée la plus répandue est que le patient sera enfermé à l'intérieur de l'IRM et que la machine elle-même n'a pas d'ouverture. Rien ne pourrait être plus éloigné de la réalité. Il n'existe pas, en effet, d'IRM entièrement clos. Les machines les plus répandues sont toujours ouvertes à leurs deux extrémités: cet équipement a sensiblement la forme d'un grand tube, d'environ 1,5 mètre de profondeur (ce qui est inférieur au final à la taille moyenne d'un patient) et 1 mètre de diamètre.

Cela signifie que le patient n'est pas entièrement à l'intérieur du tube et une partie du corps sera toujours à l'extérieur (la tête ou les jambes suivant l'examen). Par exemple, un patient qui doit effectuer une IRM du genou aura celui-ci qui sera placé au centre du tunnel, mais la tête et le thorax seront en dehors de celui-ci. Inversement si nous examinons la tête, le cou ou l'épaule, le haut du corps sera au centre du tunnel, mais les membres inférieurs resteront à l'extérieur de la machine. Dans tous les cas les deux côtés de l'IRM ont la même forme et les deux extrémités seront toujours ouvertes pendant toute la durée de l'examen. Nous avons fait un sondage auprès de la population, auquel nous avons combiné les données obtenues pendant une décennie d'expérience sur site. Sur le graphique en haut, nous pouvons voir que dans le groupe de ceux qui n'ont jamais effectué l'examen, le pourcentage de patients qui prétendent «avoir peur de l'imagerie par résonance magnétique» est élevé, environ 25%. Les patients de sexe féminin représentent une nette majorité dans le groupe de patients craintifs, mais comme vous pouvez le voir dans le tableau au centre, lors de l'examen lui-même il y a beaucoup plus de problèmes avec les patients de sexe masculin. Mais la donnée la plus importante est que le nombre de patients ayant un problème lors de l'examen est très faible, nous sommes bien en dessous de 5% (voir graphique ci-dessous), et seulement quelques-uns ne sont pas en mesure de le terminer . Tout ceci sur plusieurs dizaines de milliers d'examens!<7p>

Notre conseil est qu'il est important de prévenir le personnel de santé de tout soupçon de claustrophobie, mais surtout venez passer cet examen en ayant la conviction que tout va bien se passer.